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22/11/2010

Agir auprès des banques (2)

Lorsque votre conjoint(e) dépense beaucoup à cause d'une addiction au jeu, en l'espèce développée dans le cadre d'un traitement contre la maladie de Parkinson, il va falloir agir auprès des banques.

Malgré nos alertes, la banque de mon père ne nous a pas aidée. Mais ce n'est pas parce qu'on ne nous aide pas, qu'il ne faut rien faire. A écouter les banquiers, il n'y aurait aucune solution! Autrement dit, il faudrait subir l'addiction et voir son propre argent diminuer à vue d'oeil! Ce n'est heureusement pas le cas.

La première chose à faire, c'est tout de même d'envoyer un courrier d'alerte en recommandé avec accusé réception et avis médical pour les informer que l'addiction du conjoint est développée dans un contexte particulier. Sur le moment, cela ne va pas vous servir. En revanche, si hélas vous deviez avoir des problèmes financiers à terme, cette lettre pourrait bien vous aider. Aucun établissement financier n'a d'ailleurs rédigé de réponse à nos courriers d'alerte, ce qui jouera à leur encontre en cas de litige notamment s'ils demandent de payer les dettes du conjoint(e) victime d'addiction.

En effet, si vous avez un compte joint, vous êtes solidairement responsable, ce qui entraîne plusieurs conséquences. Un si vous ne faites rien, votre argent sera dépensé. Deux, s'il y a des incidents bancaires du fait de votre conjoint(e), vous serez tous les deux interdits bancaires.

Alors si les dépenses atteignent véritablement votre patrimoine, il faudra vous désolidariser, c'est-à-dire mettre un terme à ce compte joint pour en ouvrir un en votre nom seul. D'ailleurs quand vous commencez à le faire, votre conjoint commence à prendre pleine mesure de son addiction et le banquier également.

J'aurais tendance à conseiller de mettre vos propres fonds [et non les biens communs (!)] sur des comptes à votre nom! Car il ne faut pas se leurrer, la personne addictive finira par vous voler. Et là attention, le vol entre époux n'existe pas juridiquement. Autrement dit, vous n'aurez que vos yeux pour pleurer si daventure vous ne faites rien!

Il faut enfin savoir que tous les actes d'une personne victime d'addiction dans le cadre d'un traitement contre la maladie de Parkinson n'auront aucune conséquence sur le plan juridique. La personne sera déclarée irresponsable. Il y a eu quelques affaires dans lesquelles des personnes avaient volé leurs proches. Ces personnes ont été reconnues irresponsables. Prévenez votre banquier. Il vous en remerciera ou plutôt, il sera plus vigilant par rapport aux largesses accordées jusque-là. D'ailleurs, je me demande s'il ne serait pas envisageable de se retourner contre lui pour abus de faiblesse, dans l'éventualité où la banque vous demanderait de rembourser les dettes de votre conjoint(e) si vous êtes mariés sous le régime de la communauté.

 

 

10/09/2010

Agir auprès des banques (1)

J'avoue quand j'ai fait le lien entre l'addiction au jeu de mon père et son traitement, j'ai eu la naïveté de croire que ça allait être aisé d'y mettre fin.

Je n'avais pas prévu que ça allait être aussi compliqué avec la banque. Je pensais qu'en prévenant celle-ci, elle serait compréhensive. Mais il n'en a rien été. Le conseiller de mon père a largement abusé de la situation tout comme son conseiller financier qui a tenu a peu près le même discours.

Vous allez avoir le droit à des phrases du style "Je ne suis pas assistante sociale", "Je ne suis pas là pour gérer deux clans", "Votre vie privée ne me regarde pas"...

Les dépenses peuvent être impressionnantes... en quelques mois! Mais on vous répondra, ce n'est pas interdit de dépenser son argent, ni d'aller au casino...! Soit!

Alors que faire? La seule solution proposée par le banquier à ma mère fut la désolidarisation! Sauf que mon père avait plus besoin de protection que de désolidarisation.

Alors que faire? D'abord, il y a plusieurs hypothèses.

1) Le patient n'a pas de conjoint. Là je suis navrée mais vous n'avez pas tellement de possibilité pour agir immédiatement.

2) Le patient a un conjoint. Là, vous avez quelques possibilités.

Le mieux, c'est de m'envoyer un mail... en attendant de rôder les préconisations!