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31/08/2010

Présentation

Ce blog a pour but d'aider l'entourage d'un patient atteint de la maladie de Parkinson qui a développé une addiction au jeu avec un traitement composé d'agonistes dopaminergiques et/ou Levodopa. Ce blog peut également aider les personnes qui développent d'autres troubles comportementaux dits impulsifs (achats compulsifs, hypersexualité, paraphilie...), troubles qui peuvent se cumuler.

Que se passe-t-il chez le patient?

Les agonistes dopaminergiques stimulent les récepteurs dopaminergiques. Le principal agoniste est la dopamine, qui fait défaut chez le parkinsonien. Les agonistes dopaminergiques ne sont pas de la dopamine, mais ils se lient aux neurones du cerveau comme s'ils étaient de la dopamine. Leur action sur les neurones cérébraux est plus longue que celle de la levodopa et permet donc de diminuer le risque de survenue de certains effets secondaires tels que les dyskinésies (mouvements anormaux involontaires). Cependant, en cas de surdosage, des effets indésirables apparaissent tels que les troubles comportementaux impulsifs.

Il faut distinguer l'addiction du syndrome de dysrégulation dopaminergique. Dans ce second cas, l'addiction est difficilement gérable par la famille.

Je vis actuellement cette situation et je souhaite aider les personnes qui hélas y seront confrontées comme moi et ma famille (mon père a commencé par gratter épisodiquement et puis a connu le syndrome avec la prise d'un traitement plus lourd). Officuellement, cela représente environ 4% des patients (O’Sullivan, Evans AH, Lees AJ. Dopamine dysregulation syndrome: an overview of its epidemiology, mechanisms and management. CNS Drugs. 2009 ; 23(2) :157-70). Officieusement, je dirai que c'est près de 15%

Le but n'est en aucun cas d'accabler le patient. Ce dernier n'y est pour rien!

Le but n'est pas non plus de demander le retrait des médicaments en cause car ils sont très efficaces sur plus de 3/4 des patients.

Le but c'est d'aider le patient et sa famille dans la reconnaissance et la prise en charge de ce syndrome.

Si vous n'avez pas beaucoup d'aide de la part des professionnels (neurologues, banques), qui souvent se renvoient la balle, je vais essayer de vous donner des pistes pour éviter que le patient dépense tout son argent.

Aussi étrange que cela puisse paraître, alerter les autorités compétentes ne permet pas de lutter rapidement contre cette addiction. Ce blog tend donc à mettre en lumière cette contradiction du système français.

 

Vous trouverez notamment des réflexions sur

- le rôle du neurologue

- le rôle du médecin traitant

- l'addiction aux jeux et le syndrome de dysrégulation dopaminergique

- les relations avec les établissements bancaires

- les mesures juridiques de protection

 

Bonne lecture!

 

Et si vous avez des pistes de réflexions à défaut de solutions, n'hésitez pas à les partager!

parkinsonetaddiction@hotmail.fr

 

 

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