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31/08/2010

Constater l'addiction et prévenir le neurologue

Si vous êtes arrivés sur ce blog, c'est que vous vous intéressez à l'addiction au jeu avec un traitement pris dans le cadre de la maladie de Parkinson.

Que se passe-t-il chez le proche?

"Les médicaments agonistes dopaminergiques stimulent les récepteurs de dopamine. Le développement de l'addiction au jeu serait causé par une sensibilité accrue aux résultats positifs des comportements et une sensibilité diminuée aux résultats négatifs. Alors que les pertes au jeu amènent une baisse de dopamine chez les gens en santé, la médication empêcherait cette baisse de se produire.
De façon plus générale, ces médicaments amèneraient à n'apprendre qu'à partir des conséquences positives des comportements et à ne pas tenir compte des conséquences négatives. Des cas d'achats compulsifs et d'hypersexualité ont également été rapportés".

(http://www.psychomedia.qc.ca/pn/modules.php?name=News&file=article&sid=5634)

On appelle ça un syndrome de dysrégulation dopaminergique! Pour en savoir plus, c'est ici et .


Normalement, le neurologue doit avoir prévenu le patient et son entourage d'un possible effet d'addiction au jeu en vertu d'une lettre envoyée par l'AFSSAPS en juillet 2009.

Or, si je suis ma propre expérience, la neurologue n'a averti ni mon père (le patient), ni ma mère. J'ai fait le lien entre l'addiction et le traitement car j'ai rencontré plusieurs personnes à qui c'était arrivé dans le cadre de mon métier!

Juridiquement, le neurologue a l'obligation de les informer. A défaut, il sera reconnu responsable d'une faute en cas de recours devant l'ONIAM et/ou un tribunal.

Alors que faire, si ça vous arrive?

A la lecture de la notice des médicaments, il est préconisé d'informer le neurologue dès lors que le patient développe une addiction au jeu. A priori, il est donc aisé de mettre fin au problème. Hélas, ce n'est pas aussi simple que ça.

D'abord, il faut négocier avec le patient qui a un peu honte de son état et donc qui veut le taire... Le chantage peut commencer!

Conseil: Si, dès le début, vous constatez un changement: agissez! N'attendez pas!

Une fois passé ce cap, il faut matérialiser l'addiction au neurologue.

Conseil: envoyer un mail ou une lettre écrite en insistant bien sur le changement du proche avec la prise des médicaments.

Encore faut-il que ce dernier vous écoute! Il minimise parfois cet état.

Il peut vous répondre "Ce n'est pas forcément les médicaments! Votre proche dit que c'est un ancien joueur!"

Il faut savoir que le patient adorant cet état d'addiction est capable de mentir énormément et notamment dire qu'il est un ancien joueur pour continuer à avoir cette transe.

Sachez que si les doses du traitement sont déjà élevées, il est impossible de réduire le traitement du jour au lendemain. Seule une hospitalisation peut permettre d'y arriver. Or le patient peut refuser. Et il n'est pas simple de composer avec le patient. Comment se résoudre à hospitaliser un proche à sa demande ?

Autrement dit, votre "calvaire" commence seulement.

Conseil: envoyer des mails ou courriers au neurologue demandant une réduction massive de ou des l'agoniste(s) dopaminergique(s) en cause. N'hésitez pas à joindre la lettre de l'AFSSAPS. Cela permettra d'être entendu!

Ceci constitue la première étape!

 

 

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