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26/11/2010

La faillite d'un système?

Avec ce blog, mon cheval de bataille n'est pas de retirer les médicaments traitant la maladie de Parkinson, mais de s'assurer d'une réelle prise en charge du patient dès lors que les effets indésirables desdits médicaments sont plus difficiles à vivre que la maladie elle-même.

Je vous l'ai déjà dit : quand vous constatez les effets indésirables, vous saisissez toutes les autorités compétentes. Toutes vous répondent en off, on comprend bien votre problème mais on ne peut rien faire. Pourquoi? Parce qu'il y a une histoire de gros sous derrière!!!

L'affaire du médicament Mediator est révélatrice des failles du système français.

Une médecin, très courageuse, qui répond au nom d'Irène Frachon, a rapidement dénoncé les effets dévastateurs de ce médicament. On a essayé de la déstabiliser, de la décrédibiliser. Mais elle a tenu bon.Elle explique "Ma chance c'est d'être un simple médecin hospitalier qui ne dépend pas d'un financement pour ses recherches ou son service, sinon ils auraient eu les moyens de me faire taire" (Elle 26 novembre 2010 - vous noterez au passage que les magazines féminins sont plus sérieux qu'ils ne le laissent paraître).

Elle a alerté rapidement et à de nombreuses reprises l'AFSSAPS, vous savez l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé qui a le pouvoir d'autoriser, de suspendre, de retirer les médicaments ou de délivrer des recommandations sur leur utilisation. Mais pourquoi cette dernière a mis tant de temps à répondre? Eh bien, sachez que cette agence est financée par les laboratoires. En 2005, selon une commission d'enquête du Sénat, elle serait financée par eux à hauteur de 83%. La messe est dite. Dans le cas des effets indésirables des traitements antiparkinsoniens, on a bien eu des recommandations mais en juillet 2009 seulement et surtout elles sont empreintes d'un certain minimalisme. En gros, l'AFSSAPS a minimisé et minimise toujours le problème à l'image de la notice d'information desdits médicaments. En effet, si les effets indésirables tels que l'addiction au jeu ou l'hypersexualité pointent leur nez, il suffirait de prévenir le neurologue, sauf que l'on sait désormais que c'est loin d'être suffisant.

En outre, dans de tels dossiers, on demande l'avis d'experts, experts qui sont souvent en conflits d'intérêts car liés aux grands groupes pharmaceutiques.

Bref c'est David contre Goliath. Je n'ai rien d'une "Erin Brochovich" mais je dois avouer que je n'ai pas l'intention d'en rester là. J'espère trouver un médecin qui en a... autant que Mme Frachon!

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