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31/03/2011

Didier Jambart a gagné son procès et obtient réparation du laboratoire GSK (requip)

J'attends de pouvoir lire l'arrêt du TGI de Nantes. Mais je peux d'ores et déjà dire que Didier Jambart a obtenu réparation.

J'ai juste eu accès au dispositif (Comme je reproche aux médecins de ne pas expliquer clairement les termes médicaux, je me dois de préciser ce terme juridique. Le "dispositif" est la partie d'un arrêt situé après la locution "Par ces motifs" qui contient la décision proprement dite.).

Le fabricant du REQUIP, le laboratoire GSK, a donc été reconnu responsable pour défectuosité du produit. Il a été condamné à verser 117 000 euros au plaignant et 11 315 euros à la CPAM.

La défense sur le caractère défectueux a donc fonctionné. C'est donc très positif. En revanche, mon premier sentiment c'est que le laboratoire s'en sort plus que bien... J'ai envie de dire QUE ça.

Le neurologue lui est déclaré irresponsable. Ce qui peut paraître a priori étonnant étant donné que si on a un peu suivi l'affaire, celui-ci avait continué à prescrire le médicament litigieux en augmentant progressivement les doses alors même que les troubles comportementaux étaient de plus en plus importants. Quid de l'obligation d'information des effets indésirables reconnus par la communauté scientifique dès les années 80, confirmés en 2000, et la dispense de soins attentifs, consciencieux et conformes aux données acquises par la science?

Mais qui dit justice, ne dit pas toujours juste mais légalité. J'attends de voir les arguments!

Que les neurologues, pour lesquels des affaires sont pendantes, ne se réjouissent pas trop vite, exceptés celle de la famille Pareau qui, certes peut encore serrer les fesses mais espérer une irresponsabilité, la déviance pédophile n'apparaissant pas clairement dans les notices... même si des cas sont connus depuis lontemps dans le monde médical... Les faits de l'affaire Jambart remontant avant l'inscription des effets indésirables en cause dans la notice de présentation des médicaments, la défectuosité du produit était possible. Certains de ces effets étant désormais inscrits dans la notice, c'est contre le neurologue qu'il faut se retourner... et donc leur responsabilité peut être mise en cause en cas de défaut d'information ou de carence dans la prise en charge des effets, id est  soins attentifs, consciencieux et conformes aux données acquises par la science précités.

 

Désormais, il faut aller de l'avant. Ne plus avoir à passer par la case justice en évitant que ces troubles comportementaux impulsifs  perdurent dès lors que le patient ou son entourage les mentionnent au neurologue. C'est mon voeu le plus cher... car je ne souhaite à personne, même à mon pire ennemi  de connaître une telle expérience!

 

 

edit mai 2011: Le laboratoire GSK ayant fait appel, il faut attendre le nouveau procès...

Que décidera la Cour d'Appel de Rennes ? Responsabilité unique du laboratoire? Ou responsabilité conjointe laboratoire/médecin prescripteur? Suspense... pendant encore un an et demi environ...

Commentaires

Bonjour,


A tête reposé, aujourd'hui j'avoue que la déception l'emporte sur la satisfaction.

En effet,
mes préjudices sexuels, psychologiques, doloris etc.. ne sont pas pris en compte à un niveau minima (je suis outré)
mes préjudices financiers ne sont pas pris en compte à leur réalité (frais d'emprunts, etc.)
mon préjudice professionnel est sous estimé

En plus, on m'indemnise de mon préjudice "jeu" sur mes seules données (sans rien vérifier !!), bref si on le lit dans le détail le rapport de la CRCI était plus complet et plus exact.

- j'espère un appel de GSK ? oui sincèrement je l'espère.
- je suis déçu ? oui sincèrement
- je regrette la non condamnation du neuro ? oui sincèrement

OUI je suis déçu

Cordialement

Didier JAMBART

Écrit par : didier JAMBART | 03/04/2011

L'unique point positif, qui est cependant énorme, la justice reconnaît les effets indésirables du REQUIP.
Pour le reste, je suis plutôt d'accord avec votre sentiment!
Pour votre neurologue, quoi qu'il arrive, il ne risque visiblement rien dans cette procédure...

Écrit par : Aurélie | 03/04/2011

Après ma dernière visite chez ma neurologue, cette dernière m'envoie au centre parkinsonien à NANTES, car elle ne sait plus quoi me prescrire comme médicament, après l'affaire JAMBART. J'attend le rendez-vous, qui j'espère sera concluant

Écrit par : DAVID | 08/04/2011

Bonjour,
Tout ceci est quand même extraordinairement inqiétant vis à vis du milieu neurologique.
Il est démontré que 15 à 18% (voir +) ds parkinso,iens peuvent être soumis à ds effets indésirables et que donc chaque neurologue doit prescrire au cas par cas soit de AD, soit de la L Dopa, en fonction du ressenti de son patient et de ce qe qui se dit lors des consultations (nécessité de confiance)
Tout est clair :
le requip (AD) est bon pour certain et mauvais pour d'autres!
le stalevo (Dopa) idem.
Alors si le nuro ne sait pas ou ne sait plus quoi precrire 2 solutions :
1/ il change de métier
2/ il s'informe et respecte les modalités de prescriptions et de suivi de ses patients (à intervalle régiulier et pas tous les 6 mois !!!!).
Tout ceci est très inquiétant du coté compétence de certains neuros.
Exemple : certains n'indiquent même pas aux patients de prendre leurs doses 1h avant ou 1h après les repas, éviter les pbs de pulsabilité en évitant les prises trop fortes (il faut répartir) ou ne pas doubler une dose suite à un oubli.
Messieurs, Mesdames les neuros il faut vous tenir informé.
didier

Écrit par : jambart didier | 08/04/2011

@ David: votre "centre parkinsonien" à Nantes, c'est le CHU de Nantes à St-Herblain?

Eh bien votre neurologue, je trouve qu'elle est professionnelle. Elle a immédiatement reconnu que vos troubles étaient dus au dosage. Elle vous a expliqué et soutenu. Désormais, elle sent qu'elle a atteint ses limites et préfère l'aide de confrères. Cela peut paraître surprenant mais où est le mal?
Je préfère un neuro qui dit je vois le problème mais je ne sais comment le résoudre... plutôt que d'avoir affaire à un neuro qui nie le problème et ne cherche absolument pas à se remettre en question. Moi j'ai dû un peu insister avec les 2ers neurologues pour avoir ensuite accès au troisième qui a trouvé le dosage idéal parce que pharmacologue.
C'est vrai qu'en plein syndrome de mon père, et alors que j'avais du mal à me faire entendre, j'ai dit au second neurologue "Etre neurologue, ce n'est pas juste prescrire des médicaments". Il m'avait regardé avec des yeux ronds comme si j'avais dit une ânerie... et en discutant avec plusieurs neuros, je me suis aperçue, que certains n'y connaissaient pas grand chose en pharmacologie, ce qui finissait pas jouer contre les patients. S'il y a sous-dosage, il y a les symptômes de la maladie, s'il y a surdosage, il y a troubles...
Alors David, si on vous propose un tel RDV, remerciez votre neuro, elle vise votre bien-être...

Par contre, j'ai le sentiment du coup, comme Didier, que certains neurologues très professionnels finissent par se voir confier tous les patients avec des troubles comportementaux sans que les autres neurologues cherchent à comprendre les troubles... se cantonnant à ce rôle de prescripteurs malgré leurs nombreuses années d'études!

Écrit par : Aurélie | 09/04/2011

Bonjour, c'est à la juriste que je m'adresse.Suite à mon affaire, il y avait à la maison 2 autres jeunes soeurs adolescentes faisant parties de ase. Ces dernières ont été retirées et remises provisoirement dans une autre famille avec interdiction de nous revoir, alors que celles-ci ne sont que témoins. D'après la gendarmerie et après leurs auditions ces derniers ne s'opposent pas à notre rencontre. Les jeunes filles souhaiteraient nous revoir car nous sommes leur seule famille, depuis leur arrivée en france( 5 ans)Que faire et à qui s'adresser, car elles sont en souffrance de ne pas nous voir.
Merci de votre réponse.

Écrit par : DAVID | 10/04/2011

Vu qu'il y a une interdiction venant du juge, ça va être difficile de la lever. Seul ce dernier décide...

Écrit par : Aurélie | 10/04/2011

Merci de m'avoir répondu, je ne sais pas si il y a une interdiction du juge, c'est la directrice de l'antenne de BELEME (ASE) qui l'a déscidé, mais je n'ai rien d'officiel de la part de la justice. A qui s'adrésser pour le savoir et faire le nécessaire auprès du parquet?
Merci

Écrit par : DAVID | 11/04/2011

Ah ce n'est pas le juge qui l'a décidé. Eh bien, vous pouvez demander à la directrice... Mais je préfère vous prévenir, je doute fort que les institutions vous laissent les voir pendant l'instruction.

Écrit par : Aurélie | 11/04/2011

un plus dans mon commentaire ci-dessus,les deux jeunes soeurs ont 16 et 18 ans

Écrit par : DAVID | 14/04/2011

Ce sont les instances ayant autorité sur les jeunes filles qui décideront.

Écrit par : Aurélie | 14/04/2011

j'ai enfin reçu mon rendez-vous au CH de NANTES. C'est avec le docteur ROUAUD TIPHAINE, au service neurologique hopital G et R. LAENNEC le 22 septembre.

Écrit par : DAVID | 23/04/2011

ok!

Écrit par : Aurélie | 23/04/2011

Les commentaires sont fermés.