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19/04/2011

De l'utilité d'un plan national parkinson (article Le monde 19 avril)

Lectrice assidue (disons sélective pour être totalement honnête) du Monde, je vous conseille l'article suivant:

"Pour un plan national Parkinson", coécrit par les professeurs Agid, Nieoullon, Pollak et Vidailhet, disponible ici.

L'article est succinct mais plutôt complet et efficace. Il "dénonce" la mauvaise prise en charge des parkinsoniens en France et attention, on a même cette phrase "et un excès de médicaments chez des personnes à risque peut faire apparaître des hallucinations, délires ou des troubles redoutables comme le jeu pathologique et des troubles du comportement sexuel". Même si l'expression "sujets à risque" ne me convient guère, c'est déjà un pas... de cette communauté scientifique qui ne les élude plus comme elle avait pourtant l'habitude de le faire jusqu'à récemment (par exemple, je connais une personne dans cette liste qui dissuadait ses patients de médiatiser les troubles, mais le procès Jambart est passé par là, ceci explique cela). J'ai même envie de dire bravo!

Alors voilà cette communauté scientifique Parkinson "estime devoir dénoncer l'insuffisant intérêt porté à la maladie par les pouvoirs publics. Elle demande au gouvernement la mise en place d'un plan national Parkinson pour s'attaquer aux défaillances constatées et impulser les actions présentées comme prioritaires dans le Livre Blanc". Sur le principe, ils n'ont pas tort. La recherche et les hôpitaux manquent cruellement d'argent.

J'aime les médecins qui en ont et qui se rebellent un peu contre le système... Mazette, c'est beau la fronde ! Bon c'est vrai c'est un peu plus facile quand le débat est en route, qu'on prend donc le train en marche et qu'on est des vieux de la vieille qui ne craignent donc plus les industriels, les carrières étant faites (en tant que poil à gratter, je me dois de le préciser!).

Si on pouvait avoir ce même enthousiasme pour la prise en charge des troubles comportementaux, ce serait formidable!

 

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