Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/04/2011

GSK interjette appel dans l'affaire du REQUIP

Le laboratoire GSK resté bien silencieux depuis le prononcé du délibéré le 31 mars, a décidé de faire appel.

Non content d'avoir bousillé la vie de Didier Jambart et de sa famille pendant quelques années, le laboratoire persiste et signe en l'achevant davantage avec de nouvelles années de procédures.

Pourquoi le laboratoire fait-il appel? Eh bien certainement pas parce qu'il a 117 100 euros à verser en première instance. Non! Là je dois avouer, le laboratoire a bénéficié d'une certaine clémence ou d'une clémence certaine des juges du fond, dans un contexte favorable en pleine affaire Médiator... Non, si le labo fait appel, c'est parce qu'il sait que Didier Jambart va contester le montant de son indemnisation. Alors le laboratoire s'est dit: je fais appel sur tout. Je vais user les victimes en leur démontrant que je ne vais pas les indemniser aussi facilement qu'elles le pensent. Et puis, surtout, je pense que la motivation de GSK tient justement au fait, que de nombreuses affaires sont pendantes. Le laboratoire essaie de gagner du temps.

J'ai envie de dire à tous ceux qui bossent chez GSK sur l'affaire du REQUIP, mais comment vous pouvez encore vous regarder dans une glace le matin? Comment alors que vous saviez les conséquences néfastes de vos médicaments, vous n'avez pas fait en sorte d'y remédier juste en disant aux neurologues prescripteurs: attention aux dosages!


Cher GSK, sache qu'avec ton requip en surdose, mon père a failli se ruiner, perdre sa femme et ses enfants et a pensé à se suicider dans les moments de descente. Et moi, GSK, je te méprise car tu as détruit 7 mois de ma vie, parce que tu as un tel pouvoir sur les médecins que personne ne m'écoutait. On me dénigrait parce que j'osais dire que tous nos problèmes venaient d'un médicament... Pour être totalement honnête, j'ai trouvé les deux premiers neurologues bien hypocrites dans la gestion dudit syndrome, alors même que les données médicales étaient claires sur la question depuis plus de 10 ans... Leurs compte-rendus médicaux valent leur pesant d'or...

Forcément, GSK, tu ne sais pas ce que c'est de vivre chaque jour dans l'angoisse, en te demandant comment ton proche va être... comment tu vas devoir vivre avec cette idée de mort et de potentiel drame familial? ça, GSK, tu t'en fous. Ce que tu vois, c'est ton pognon. Ton malheureux pognon! Mais l'argent ne fait pas le bonheur, ça, je l'ai bien compris pendant le syndrome de mon père. J'aurais eu tout l'or du monde pendant ce syndrome, que face aux gens aussi étroits d'esprit que j'ai pu rencontrer pendant cette période, mon calvaire n'aurait pourtant jamais pris fin. Seules ma persévérance et ma ténacité m'ont aidée à enfin convaincre un neurologue chevronné d'intervenir en faisant pression sur le deuxième neurologue. Pour ce faire, j'ai dû faire de mon père un objet d'études. J'ai analysé tous ses comportements. Et crois-moi, sans être pharmacologue, j'ai vite compris qu'il y avait un cycle... avec la prise du Requip. Une montée euphorique suivie aussitôt d'une descente vertigineuse... et très destructrice. Au bout d'un moment, j'étais devenue une experte pour dire à ma mère dans quelle phase mon père était : attention... ça va voler... au sens figuré d'abord, puis au sens réel. Je ne sais pas comment tu réagirais toi GSK si un de tes employés te volait ton argent après avoir ingéré le médicament que tu produis? Moi, le jour où mon père a commencé à voler, j'étais outrée et en même temps hélas préparée car j'avais lu un excellent mémoire d'un étudiant en médecine qui expliquait ledit syndrome (dès fois, je remercie mentalement ce jeune homme qui m'a permis de croire à un heureux dénouement dans les moments les plus difficiles). J'avais beau dénoncer, je me heurtais toujours à des murs (à vue d'oeil, un bon mètre quatre-vingt-dix côté neurologue et un petit mètre soixante-quinze côté banquier).

Je te dis juste ça comme ça mais il y avait 3 prises quotidiennes... donc imagine le calvaire... Enfin, je ne sais pas pourquoi je te dis ça, car tu n'as pas l'air de vouloir comprendre. Le pognon, j'oubliais.

Alors moi, je ne te demande pas d'argent. Non, je ne te ferai pas ce privilège... Je te l'ai dit, l'argent ne fait pas le bonheur... et surtout, j'ai quand même réussi à préserver le patrimoine de ma mère... à défaut d'avoir pu totalement préserver celui de mon père, qui en a donc dilapidé une bonne partie (et puis, si je voulais de l'argent, je me retournerais contre les neurologues, car dans notre cas, c'était beaucoup plus facile juridiquement de démontrer leurs fautes! Et quand j'ai fait comprendre ça au deuxième neurologue, comme par enchantement, il s'est réveillé). Mais voilà, tu n'useras pas notre famille avec les procès... où tu nieras tout en bloc et tu nous feras passer moi et ma famille pour des moins que rien. J'ai déjà dû subir le jugement de valeur du deuxième neurologue de mon père qui me faisait part de son déclin cognitif au regard de son éducation qu'il jugeait avec une certaine condescendance. Quand il a vu ma réaction, il s'est vite repris. Je pensais "T'es qui pour juger mon père? C'est toi qui me l'a transformé ainsi! A quoi ça sert d'avoir ton niveau d'études si c'est pour en arriver là?". A aucun moment, ce neurologue n'a pensé ou ne le voulait-il pas que le cerveau de mon père dépendait de son action, d'autant que 6 mois auparavant, il écrivait dans un rapport médical l'absence de tout déclin cognitif ?

GSK, tu m'as pris mon père une fois, tu ne me le reprendras pas une nouvelle fois. Hors de question! J'y veillerai personnellement.

Plutôt que de demander de l'argent, j'ai décidé de faire ce blog, de garder ma liberté de parole et de faire en sorte que dès que les premiers troubles apparaissent chez les patients,  leur entourage sache ce qu'il faut faire. Voilà mon objectif : encadrer la prise de médicaments dès lors que ces derniers sont plus nuisibles que la maladie... Comme personne ne souhaitait vraiment s'y coller, eh bien, je me suis dit pour une fois Aurélie pense aux autres, fais-le. GSK, je te remercie finalement, car c'est la première fois que je décide d'accompagner des victimes sans rien attendre en retour. Juste pour la beauté du geste. Pour éviter la ruine d'abord. Pour éviter les agressions sexuelles ensuite. J'avoue qu'un enfant, c'est sacré pour moi.  Savoir qu'un médicament pouvait conduire un homme jusqu'à présent de bonne moralité à commettre l'impensable a été la goutte d'eau. Comment GSK as-tu pu rester MUET?

Aujourd'hui, je suis simplement heureuse de constater que cette bataille a permis de sauver mon père. Il est atteint d'une maladie, qu'on ne lui rajoute pas d'autres maux pour l'achever davantage! Mon entourage n'en revient pas de cette métamorphose et donc du pouvoir destructeur de certains médicaments en l'absence de vigilance. Et toi, GSK, que fais-tu pendant ce temps là? Rien. Tu nies: "Je savais pas"... Tu me sidères par ta capacité à bien mentir...

Des fois, GSK, ta punition suprême, ça devrait être de vivre les mois de galère dans laquelle tu as mis de trop nombreuses familles... Là, crois-moi, tu serais plus enclin à indemniser les victimes qui ont tout perdu, pour que ce cercle vicieux cesse.

Mais bon, GSK, tu manques un peu de courage. Prendre des décisions à partir de ton bureau sans jamais rencontrer les familles... c'est bien ce que l'on appelle de la lâcheté! T'es censé soigner des humains mais tu manques sacrément d'humanité!

J'ignore si un jour tu comprendras ce que signifie l'expression "bêtise humaine" ...

 

Face à l'ampleur des procès en cours, les neurologues commencent enfin à se rebeller. Il était temps parce que pour certains, ça leur chauffe sacrément aux fesses !

Commentaires

GSK la bête, le monstre froid dévoile enfin son vrai visage

GSK a décidé ce jour 19/04/2011 d'interjeter l'appel du jugement du 31 mars 2011 le condamnant à m'indemniser pour médicament défectueux.
Peut être maintenant faut il les interpeller sur les raisons précises puiSqu'avant ils ne faisaent aucun commentaire

Bonsoir ,
Même si je m'y attendais à 99% cela fait fait un choc
Aujourd'hui pour moi, GSK montre enfin son vrai visage celui du monstre froid financier sans cœur et sans âme alors qu'il se présente à tous sous celui du labo soutien des assos, des malades, de la recherche.
GSK est une chimère qui se découvre au monde.
La philosophie ou plutôt la directive (le terme est plus exacte) de GSK est Terrifiante car en plus de briser des vies, des couples, des familles (par le biais e médicaments aux effets indésirables cachés et tus), il décident ensuite de broyer, d'écraser les victimes (comme on écrase des fourmis qui encombrent notre environnement) en refusant, en niant leurs responsabilités, en faisant traîner les procédures (appel, cassation, etc.) en pariant très logiquement sur l'épuisement (physique et financier) de leurs victimes (tel un félin qui joue avec sa proie) qu'ils savent fragiles (ne connaissent-ils pas la maladie de parkinson avec les conséquences de la pathologie : fragilité psychologique des victimes, souffrances, facilité à déprimer, etc..).
J'en conclu que cette façon d'agir de GSK est donc totalement réfléchie, préméditée et très planifiée.
C'est donc leur politique de fonctionnement, leur raison d'exister.
C'est cela qui est Terrifiant car la volonté de faire mal, d'appuyer là où cela fait mal est voulue.
Ce sont des destructeurs par homicide volontaire avec la volonté de nuire à autrui.
Ce comportement est révélateur de la mentalité des labos, tout comme Servier le démontre dans l'affaire du Médiator.
Là où certains d'entre nous (malades, proches, chercheurs, etc.) voient en ces laboratoires (qui ne sont que des financiers) une lueur d'espoir pour un avenir meilleur, une solution un remède à leur pathologie , Eux ne voient que profit et dédain pour les malades.et tout les autres.
Leur intérêt est uniquement tourné vers le profit.
C'est ainsi, le gros mangera toujours le petit surtout si le petit a peur d'être avalé.
MAIS Moi le petit, je lance ce défi au gros et je lui annonce qu'il va chuter de son piédestal (comme tous les dictateurs) et qu'il va perdre en appel.
Ainsi fut la bataille et GSK mourut.
Didier JAMBART

Écrit par : didier | 20/04/2011

Une nouvelle fois, le REQUIP a tué.


Et que fait-on pour éviter ces drames ?

GSK la bête, le monstre froid a encore frappé.


Voici un témoignage TERRIBLE, BOULEVERSANT.

Didier JAMBART



DERNIER MESSSAGE : 16 juin 2011

Bonjour Didier

Mille excuses pour un si long silence, mais des évènements douloureux sont intervenus début AvriL.
Mon époux, Dxxxxxx est décédé le 11/04/2011.
Il a mis fin à ses jours, et nous laisse les enfants et moi dans le chagrin.
Les souffrances ont eu raison de sa combativité
Je voudrais me rapprocher de l’association CADUS, mais je ne trouve pas ses coordonnées, pourriez vous me les communiquer.

Bien sincèrement.

C T


PREMIER MESSSAGE : 14 février 2011
-----Message d'origine-----
De : C T
Envoyé : lundi 14 février 2011 12:20
À : JAMBART Didier
Objet :
Monsieur,
Des amis, m’ont transmis votre « appel aux malades » que vous avez fait paraître dans le Ouest-France.
Vous considérez, que vous avez subit de graves troubles (addition au sexe et au jeux), suite à un traitement avec un agoniste de la dopamine « le requip ».

Mon époux a été diagnostiqué de la maladie de parkinson en 2005, à l’âge de 48 ans.

Depuis cette date, il est sous « REQUIP ».
Dès le début du traitement, et même avec une faible posologie, il s’est mis à faire des achats compulsifs.

Je n’y ai pas prêté attention au début. Il me disait que c’était à cause de la détresse
que lui occasionnait sa maladie.
Aujourd’hui, ces comportements compulsifs d’achats sont toujours existants. Il a dilapidé toutes nos économies.
Il a souscrit à des crédits à la consommation. Je lui ai montré « l’encart » paru sur le ouest-France.
Il ne veut pas le faire savoir, car il travaille encore à mi-temps, dans une banque. Il a peur de perdre son emploi.
Je suis dans une détresse totale, car nos enfants 16 et 14 ans sont encore jeunes, et je ne sais pas si nous pourrons leur offrir la possibilité de faire des études.
Je travaille à temps partiel, j’ai réussi en 2010, a augmenté légèrement mon temps
de travail , mais c’est loin d’être suffisant, pour combler les déficits.
Je vous écris de mon poste de travail.
Je vous serais reconnaissante de bien vouloir me contacter par le même biais.
Je vous laisse également mon numéro de Portable : xxxxxxxxxxxxx

Ce lundi 14 février 2011, 12h30.
Madame C T

Écrit par : jambart | 16/06/2011

Quelle bien triste nouvelle!
En espérant que les médecins prescripteurs deviennent automatiquement soucieux de la prise en charge des troubles comportementaux dans le cadre de la maladie de Parkinson...

Écrit par : Aurélie | 17/06/2011

Les commentaires sont fermés.