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27/09/2011

Du manque de finesse de certains neurologues...

J'avoue, je suis énervée, non agacée, non ulcérée...

J'étais déjà un peu sensible sur la question... mais la semaine dernière, j'ai compris que finalement rien n'allait changer rapidement malgré les actions nettement favorables pour expliquer aux parkinsoniens les raisons des éventuels troubles comportementaux qu'ils avaient pu développer dans le cadre de leurs traitements (littérature médicale de plus en plus prolixe, notice d'informations, recommandations de l'AFSSAPS, jugement du TGI de Nantes, brochure de l'AFSSAPS à destination des patients). A priori, depuis 2006, tout est clair. Eh bien, on est en 2011 et le service de neurologie dans lequel mon père et plusieurs lecteurs du blog ont été suivis, ne s'est visiblement pas mis au diapason. Pourtant, ils ont tous un CV plutôt honorable.

En février dernier, j'avais écrit à l'un des professeurs du service qui avait permis de sortir mon père et ma famille de cette situation délicatement atroce, en trouvant le dosage qui lui convenait. J'étais plutôt contente. Enfin un qui savait y faire. Je lui confiais toutefois mon étonnement quand j'ai lu que ses confrères justifiaient les troubles de mon père par un déclin cognitif alors même que la littérature médicale est plutôt désormais hostile à ce genre de raisonnement... comme les articles de Pollak, Ardouin, Lhommee... et ceux des experts-psychiatres (M-C Scheiber Nogueira en 2008 et A. Baratta en 2011).

Eh bien, depuis cette missive électronique, vous n'allez peut-être pas croire, mais certains docteurs de ce service nient de plus belle les troubles dans le cadre des traitements et les attribuent toujours à un déclin cognitif.

Quelle régression! Ces médecins n'ont visiblement pas été sensibles à leurs cours de droit dispensés pendant leur cursus! Se croyant visiblement invincibles malgré les événements sus-cités qui démontrent pourtant le lien évident entre la prise de certains médicaments antiparkinsoniens et les troubles, ces neurologues le nient toujours ! Mais qu'ont-ils à se reprocher pour réfuter à ce point des faits indéniables? La peur ... de dire la vérité...et d'admettre avoir contribué à des descentes aux enfers et corrélativement à des drames familiaux... Eh bien, il est grand temps de voir la vérité en face plutôt que de fermer les yeux...

Devant une telle absurdité, la situation devient franchement pathétique... Pour des gens qui sont censés soignés des maladies neurologiques et donc des patients déjà affaiblis, je trouve que cette fois l'hôpital se fout vraiment de la charité.

Comment voulez-vous qu'on ait confiance en vous?

Quid du principe de responsabilité?

Quid de l'intérêt du patient qui doit gouverner toute action médicale?

N'étant pas à une contradiction près: quel est l'intérêt de poser la question suivante "Où en est votre addiction au jeu ou votre sexualité?" si c'est pour entendre ensuite "Ah mais ma petite dame ou mon petit monsieur, ce n'est pas du tout à cause de votre traitement!".

On repense alors à la blague qui circule en ce moment "Tu sais la différence entre un chirurgien et Dieu?"... réponse "Eh bien Dieu, lui au moins, ne se prend pas pour un chirurgien"...

A bon entendeur, salut!

Commentaires

Bonjour, C'est bien désolant de lire cela ... Et je pense que ce qui se passe dans ce service est monnaie courante dans d'autres services ! Courage ! De mon cote je devrais pouvoir revoir mes parents fn fin de semaine prochaine ... 1e fois que nous pourrons parler d vive voix des problèmes financiers ! Le neurologue parle de pulsions , qui auront engendrées ces crédits ... Qui pouraient arriver en début de traitement ?! A suivre donc ! Je vais suivre les comptes avec eux ... A bientôt !

Écrit par : Andara | 30/09/2011

pulsions dues aux médicaments tout de même!!!

Écrit par : Aurélie | 01/10/2011

Oui effectivement ... Du coup on sait que le risque de rechute est la ! Papa lui espère que cela est termine ... Difficile d'y croire quand on se documente sur les effets secondaires de ces traitements !

Écrit par : Andara | 01/10/2011

Quel âge a votre père? Peut-il déjà essayer la levodopa? Pour mon père, ça fonctionne mais par contre, il faut également être vigilant sur le dosage.

Écrit par : Aurélie | 01/10/2011

Papa vient d'avoir 63 ans ... Il n'a que requip pour le moment . Son neurologue estime que cela suffit ?! Levodopa est conseille a quel moment ?

Écrit par : Andara | 01/10/2011

Eh bien disons que si votre père développe des effets indésirables avec les agonistes dopaminergiques (Requip, Trivastal...), il peut tenter la levodopa. Il faut cependant savoir qu'à terme le traitement peut provoquer des dyskinésies (mouvements involontaires et brusques).
Mais où en est-il avec les achats compulsifs? C'est terminé?

Écrit par : Aurélie | 02/10/2011

Merci pour votre réponse ... On va voir ce que donne le requip et on verra avec son neurologue su besoin.
Pour les pulsions il ne q'agissait pas d'achats mais des que le compte approchait du 0 € ou meme s'il restait un peu de marge, papa appelait un organisme de credit ! Au final il a accumule avec ces pulsions une belle sommes !résultat je vais suivre les comptes a distance et essayer de détecter toute rechute ...

Écrit par : Andara | 02/10/2011

Le comportement de votre père relève bien des effets indésirables des agonistes dopaminergiques.
Le neurologue a baissé le dosage de Requip au moins ?

Écrit par : Aurélie | 02/10/2011

Non le dosage n'a pas été baisse ... Sinon les symptômes parkinsonniens reviennent .-( c'est sans fin ... J'espère que nous arriverons a éviter toute récidive ... Le neurologue a été averti et a demande a être prévenu de toute "rechute" ...
Merci de votre ecoute et de vos réponses

Écrit par : Andara | 02/10/2011

Les commentaires sont fermés.