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19/10/2011

Du droit à l'anonymat... et à l'image

On demande aux personnes atteintes de troubles comportementaux dans le cadre de leurs traitements antiparkinsoniens de témoigner dans la presse... Et apparemment sans mauvais jeu de mots, il n'y a pas la presse.

Faut-il s'en offusquer?

Eh bien, je comprends les personnes qui hésitent. Evidemment Didier Jambart ne peut pas porter seul ce combat. Il lui en a fallu du courage. Mais pourquoi beaucoup ne souhaitent pas témoigner à visage découvert? Eh bien, c'est simple: ils ont déjà vécu l'indicible, il ne manquerait plus que leur nom apparaisse dans la presse, voire leur photo. Pas facile de parler d'une expérience qui ne concerne pas une mais plusieurs personnes... Eh oui, il n'y a pas que le patient qui est concerné. Alors il y a ce tabou autour des conséquences de ces troubles.

Il y a des personnes prêtes à témoigner si on leur assure un anonymat.

Faire un appel à témoignages sur le site de l'avocat A. Béguin me semble une bonne chose car cet anonymat peut être préservé.
En revanche, faire un appel sur Facebook me laisse sceptique. Parce que ce réseau social, pour l'anonymat, c'est râpé... Même ne serait-ce que dire, j'aime l'article, c'est compliqué. En plus, toutes les données postées sur ce site deviennent la propriété de Facebook donc je comprends que personne ne fasse signe.


Et puis, honnêtement, message personnel à l'attention des journalistes.

1) J'ai écrit sous ma vraie identité avant le procès Jambart durant 2 mois à toutes les rédactions des grands quotidiens (Le Monde, Libération, Ouest-France, le Figaro...) un article très sérieux (trop?) sur lesdits troubles. Pas une ne m'a publiée. Seule une m'a répondu (Le Monde) qu'elle ne me publiait pas car l'actualité était trop riche.

2) Depuis que j'ai ce blog, pas un seul journaliste ne m'a contactée pour un article... J'ai eu des mails pour les sites de jeu, de godemichets (ce n'est pas le genre de public que je visais!)... mais pas un seul de journaliste. Pourtant, dieu sait que les journalistes de certains quotidiens ou revues spécialisées viennent sur le blog.

3) Enfin, sachez que j'ai des mails de personnes qui ont des troubles ou de proches qui veulent savoir comment arrêter ces troubles. Croyez-moi ces gens sont en général dans une situation tellement difficile qu'ils souhaitent juste qu'on leur donne des pistes permettant d'y mettre fin. En général, ils m'écrivent une  seule fois avec des questions très concrètes. Ils s'épanchent peu. Ils savent qu'on parle de la même chose!

Alors voilà, on ne demande pas la charité, mais la dignité.

Il y a des journalistes qui le font très bien. Le portrait de Didier dans Libération était impeccable...

En ce moment, ce qu'il faudrait c'est que les journalistes insistent sur le fait que malgré toutes les alertes, recommandations des autorités de santé, des neurologues persistent à nier ces effets... En gros, qu'on dénonce l'absurdité du système... C'est surtout ça qui me REVOLTE aujourd'hui!

 

Et ô toi, journaliste, si tu as  désormais envie d'avoir mon avis pour un article (?!), sache que je n'y suis pas hostile d'emblée.

Mais j'ai quelques conditions: seul mon prénom apparaîtra, tu pourras citer le lien de mon blog si le coeur t'en dit... Mais de là à apparaître à découvert, non. Non pas parce que j'ai honte, non. Mon blog démontre facilement ma liberté de ton. C'est juste parce que mon père va mieux et qu'il n'a pas envie qu'on l'EMMERDE avec ça... Et comme c'est lui le patient, je crois qu'on peut le laisser en paix.

A bon entendeur, salut!

 

Commentaires

Bonjour,
J'essaierais de te répondre plus tard mais je ne suis pas en phase avec certains de tes arguments.
Pour moi, le meilleur moyen de se libérer, de retrouver sa dignité, de retrouver un certain équilibre (réduire sa honte) c'est de crever l'abcès et de parler.
Je sais de quoi je parle, sans l'aide d'une bonne psychologue (je ne parle pas de psychiatre attention), on ne peut le faire.
Didier

Écrit par : JAMBART | 20/10/2011

Didier,
Je connais votre point de vue. Je sais votre courage. Mais on ne peut pas forcer les gens.
Chacun gère les conséquences des troubles à sa manière. Bien évidemment, une meilleure prise en charge passe par la médiatisation. Mais il y a médiatisation et médiatisation.
Trop de gens ont déjà souffert. Ils veulent juste avoir confiance en leurs interlocuteurs.

Écrit par : Aurélie | 20/10/2011

Madame,

Jeune étudiante en journalisme à Paris, je souhaite réaliser un reportage sur le sujet. J'ai lu vos posts et me permets de vous contacter. Serait-il possible de parler par mail? Cela serait plus simple, Merci pour votre aide qui me sera précieuse j'imagine, Cdlt,

M.C.

Écrit par : margaux couturier | 03/11/2013

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