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15/02/2012

Tous pourris?

Eh non, je n'ai pas abandonné les parkinsoniens ayant subi des troubles comportementaux dans le cadre de leurs traitements. Là je reviens car j'ai appris un truc qui m'a exaspérée. Remarquez, comme je vois qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre, je ne suis pas déçue. Je suis CONSTERNEE!

Didier Jambart avait réussi avec son avocat à se faire entendre des medias en novembre dernier. A cette occasion, le neurologue qui l'avait sorti d'affaire à l'époque de ses troubles, était même intervenu pour en parler. Dans mon billet, je notais un brin clairvoyante " En tant que coordinateur de CIC (recherche clinique), il va se faire beaucoup d' "amis" avec son intervention. J'ose toutefois espérer que l'ensemble des neurologues du service où il officiait auparavant écoutaient l'émission étant donné l'attitude disons désinvoltes de certains d'entre eux concernant la reconnaissance et la prise en charge desdits troubles. Je sais de quoi je parle!".

Eh bien, je ne me suis pas trompée. Ledit professeur aussi réputé et brillant soit-il a dû subir  quelques pressions (pauvre homme), puisqu'il a dû envoyer un mail dans lequel il revenait sur ses propos  qui seraient sortis de leur contexte (ben voyons) à des personnes lui demandant des comptes.

Pourquoi revient-il sur ses propos?

C'est simple ma pauvre Lucette.

Supposition et dialogue imaginaire :

Le premier neurologue, soyons honnête, il ne devait pas l'apprécier énormément donc cela ne devait pas le gêner de le voir un peu malmené. Alors il y est allé. Genre, "Ben alors, ignare, tu devais le savoir qu'ils existaient ces troubles".
Mais ce jeu est devenu un peu moins drôle le jour où les collègues qu'il appréciait, et qui avaient prescrit des agonistes dopaminergiques avec lourdeur,  ont fait l'objet de demandes de réparation devant des CRCI ou devant le TGI. Là, même si eux-aussi avaient commis la même faute, c'était plus difficile de les accuser de manquements à leurs obligations... Ben oui, comment foutre le bordel dans un service, pire dans un établissement de santé en indiquant qu'en effet, certains avaient sérieusement déconné ? Parce que les arguments utilisés pour faire plonger le premier allaient nécessairement réapparaître pour les suivants...  Normalement, le droit s'applique à tous, pas seulement aux collègues qu'on n'apprécie guère. Je sais c'est dur, mais c'est la vie... Et encore, ça va, car toi, tu n'es pas malade. Tu as juste à subir l'opprobre pour avoir dénoncé une situation scandaleuse qui devait l'être! ça pourrait être pire, je connais quelques parkinsoniens qui ont tout perdu et qui se voient abandonnés par leurs neurologues...

Mais ça c'est rien... enfin rien, je m'entends...

Le pire c'est de voir que les choses perdurent. Actuellement dans ledit service en question, quelques  neurologues pourtant bien formés (mais visiblement pas à la bonne école niveau humanité) continuent à nier les troubles. Je sais de quoi je parle, mon père ayant été suivi dans ce service. La vie est belle... mais pour sauver les patients et leurs proches en plein drame, il n'y a personne ou du moins pas grand monde. Et toi, patient, ne compte pas sur les soi-disants psychologues et addictologues du même service car leurs méthodes sont, sinon à se pendre, du moins contestables. Ben oui, ils cautionnent les attitudes désinvoltes de leurs confrères. Cher patient, de manière radicale, ils ont décrété que tu étais débile. C'est bien connu, la débilité te conduit ipso facto devant une machine à sous ou à des déviances sexuelles. Bref t'es irrécupérable... Jamais de la vie, Dieu (le neurologue pour les novices) ne s'est trompé dans ses prescriptions ! Impossible ! Mais, tu ne sais pas pourquoi, il y a un moment, il décide quand même d'arrêter les prescriptions! T'es débile mais bon arrêtons ces médicaments. Et là miracle, les addictions et les déviances sexuelles cessent. Mais Dieu ne reconnaîtra pas ce que toute personne un tantinet logique devinera... car Dieu a fait neurologie, pas toi !!! Et puis, toi patient, autre incohérence dans ton suivi, t'es tellement sujet à l'addiction que tu n'as eu qu'une séance avec l'addictologue!!! Dieu et ses acolytes savent alors très bien les raisons de ton comportement... alors autant te dire que l'addictologie, c'est du pipeau...

Moralité "Mieux vaut être riche et en bonne santé"... Ne comptez pas sur les neurologues pour vous aider!


Oui amis lecteurs, vous remarquererez que je n'apprécie que les neurologues qui reconnaissent les troubles comportementaux dans le cadre de prescriptions d'agonistes dopaminergiques. Autant vous dire qu'ils sont peu nombreux sur le marché.


Cet article aussi consternant soit-il pour les neurologues, est pesé... J'ai des preuves irréfutables sur les troubles... alors autant vous dire, ne venez pas m'importuner ... Vous ne m'avez pas écoutée lors des troubles de mon père... Si aujourd'hui on en est sorti, c'est juste grâce à nous mêmes, c'est-à-dire grâce à notre ténacité, qui a fait que le neurologue de mon père acculé a fini par demander l'avis d'un professeur aguerri. Ce dernier a tout de suite trouvé le dosage idéal convenant à mon père (je remercie donc ce professeur dudit service pour son professionnalisme). Eh oui, un an qu'on revit... sans agoniste dopaminergique et je vous le dis bien fort, mon père est loin d'être débile...

Après comme je ne suis pas du genre à me démonter (je pourrais rester pénarde, tranquille maintenant que mon père est sorti d'affaire mais quand j'ai vu comment le corps médical traitait les patients et leur entourage dans ce genre d'affaires, j'ai décidé d'agir car les armes étaient sacrément inégales et comme mon père m'a financé des études de droit, autant qu'elles servent à quelque chose), si cette équipe de neurologie qui comprend des pointures souhaite m'entendre, il n'y a aucun souci. Je veux bien aller le faire un exposé sur la vie d'une famille dès lors qu'ils surdosent... car aussi étrange que cela puisse paraître, ils ne veulent pas l'entendre, même s'ils savent que cela existe à en croire la littérature médicale plutôt prolixe sur le sujet. Faudra donc t-il attendre que l'un d'entre eux soit personnellement touché pour qu'ils prennent conscience de leurs erreurs? Rien n'est moins sûr. Le corps médical garde de drôles mystères...

Commentaires

Bonjour
Je me demandais ce que devenait ton blog, et également ton papa !
Le mien va un peu mieux, après des mois de galere, un Noel totalement raté ...toujours sous requip et en plus du modopar ! Je suis les comptes des parents chaque jour, et dur dur de tenir avec ce satané prêt à rembourser ! Merci parkinson et ses traitements !
À bientôt de te lire !

Écrit par : Andara | 03/03/2012

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Mon père va bien depuis qu'il a arrêté les agonistes dopaminergiques. Nous n'avons plus aucun problème de troubles comportementaux et donc d'addiction. Il a repris une vie normale avec le STALEVO... Désormais, les seuls problèmes rencontrés tiennent véritablement à la maladie en elle-même.
Je comprends pour les prêts... J'ai réussi à arrêter la machine juste à temps... Mais combien de familles n'ont pas pu le faire faute d'écoute!

Écrit par : Aurélie | 04/03/2012

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Courriel adressé le 20 juin 2012 à Monsieur DELORME,
Chef de l’Unité Information des Patients et du Public

Merci pour votre appel de ce mardi soir, et de votre volonté d'éclaircir cette affaire.

En effet, après le désastre du MEDIATOR, des agonistes dopaminergiques qui ont entraîné la disparition de l'AFSSAPS, l'écrémage de ses têtes dirigeantes, la création de l'ANSM nous tous français pensions que désormais la santé était partie sur la voie de la transparence et surtout sur celle de l'indépendance (influence, etc. des laboratoires pharmaceutiques).

Mais aujourd'hui, ce sont vos propres experts, les experts de l'ANSM qui se font débauchés et rémunérés (combien d'Euros ?) par les laboratoires pharmaceutiques en quête de recherche de nouvelles virginités

En effet, le laboratoire GSK (GlaxoSmithKline) a débauché 2 de vos experts et ceci n'est peut-être qu'un début, dans lequel s'engouffreront les autres laboratoires aujourd'hui en délicatesse avec la justice (SERVIER, etc.).

Comment l'ANSM peut-elle tolérer ce genre de situations à l'heure où elle avoue que son plus gros problème étant le manque d'experts indépendants, et qui tolèrent ces comportements.

De plus, ces experts se décrébilisent et décrébilisent l'ANSM :
Ø en se pourvoyant par le seul fait d'accepter de rédiger des expertises pour de l'argent (peut-être ont-ils des arriérés d'impôts comme le supposait "ironiquement" le professeur DALLY grand expert auprès des Hôpitaux de Paris et des CRCI).
Ø en réalisant des expertisent qu'ils nomment "expertises amiables" sans rencontrer, ni parler avec la personne concernée, ce qui semble incroyable pour des professionnels d'autant qu'ils en arrivent à établir des diagnostics médicaux sans avoir à rencontrer, ni à discuter , à échanger avec la victime.
Serait-ce la solution de demain et le moyen de sauver (au mieux de réduire le trou de la sécurité sociale) notre service de santé en réalisant des expertises, des examens médicaux virtuels ou à distance ?
La médecine de demain sera-t-elle virtuelle ?
Ø en dénigrant leurs confrères experts (CRCI, judiciaires) qui eux réalisent des expertises indépendantes en toute neutralité, au contraire des leurs, qui sont rémunérées par le laboratoire mis en cause et qui conduit obligatoirement dans leurs conclusions à disculper toute implication, tout effet indésirable du médicament fabriqué par le laboratoire
Ø en désavouant les alertes de l'ANSM, de France Parkinson, les résultats de la neurologie internationale par leurs conclusions conduisant à dédouaner le médicament des effets indésirables pour lesquels même, contradictoirement et étrangement ces mêmes laboratoire reconnaissent ces effets indésirables et demandent à l'ANSM la mise à jour des notices, du VIDAL, etc.
Ø en ne respectant pas les nouvelle règles de l'ANSM (ex AFSSAPS) et son code de déontologie, règles absentes et non respectées sous l'AFSSAPS qui ont conduit à la disparition de celle-ci par le ministre de la santé de l'époque Mr Xavier BERTRAND.

Comment le ministère de la santé, l'ANSM, l'HAS, les associations de victimes, France parkinson et toutes les associations de Parkinsoniens, les revues médicales, etc. peuvent-elles accepter de tels comportements.
N'y a-t-il donc aucun moyen de garder un système de santé indépendant, transparent, respectueux des victimes avec des vrais experts qui privilégient leurs métiers, le code de déontologie à la manne financière des laboratoires pharmaceutiques.

Tout ceci est révélateur et surtout grave pour notre système de santé et pour notre santé.

Bien cordialement.

Didier JAMBART.
Parkinsonien victime du REQUIP.
Le 20/06/2012

Écrit par : jambart | 20/06/2012

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