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08/11/2010

De l'importance du médecin traitant

On néglige souvent le rôle des médecins généralistes. Pourtant ils ont un rôle essentiel. Dans le cas d'une maladie telle que celle de Parkinson, ils sont indéniablement le relais entre le patient et le spécialiste.

Jusqu'à récemment je n'avais pas pleinement mesuré leur poids. J'avais bien remarqué que certains médecins ou représentants d'usagers plaidaient pour l'information du médecin traitant dès lors qu'un patient participait à un essai clinique. Leurs arguments étaient doubles: d'abord éviter l'incompatibilité de traitement et puis être présent en cas de problème (j'en ai vu plus d'un rire jaune quand ils constataient que le numéro à composer lors d'une urgence était en fait le standard de l'hôpital). Eh oui, sans vouloir taper sur les spécialistes travaillant dans un hôpital (Le magazine ELLE (oui oui vous avez bien lu!) dresse d'ailleurs dans le numéro de cette semaine un excellent état des lieux de leurs conditions de travail), il convient cependant de mentionner qu'en cas de pépin, le patient ou sa famille, à défaut de pouvoir joindre le spécialiste, aura toujours la possibilité de se tourner vers son médecin traitant. Seule issue de secours dès lors que vous tombez sur un secrétariat incapable de vous dire quand le spécialiste consulte !

Dans le cadre d'une addiction au jeu développée avec les médicaments, le médecin a même un rôle primordial : assurer les "carences" que le spécialiste ne comble pas, par exemple, l'écoute de la famille au sujet de l'addiction du patient avec les conséquences qui en découlent. Pour certains spécialistes, cela relève de la soi-disante vie privée du patient. Or si le patient et sa famille ont des soucis à cause de médicaments, j'estime que cela relève de leur compétence... sauf qu'ils n'ont pas le temps d'écouter. Non par désintérêt (quoique!) mais faute de temps! Cela reflèterait les choix financiers faits par les derniers gouvernements! Et croyez-moi les choses ne vont pas aller en s'améliorant!

Alors il reste ce médecin traitant qui lui a un peu plus le temps pour écouter et croire plus volontiers l'addiction et les ravages qu'elle engendre. Il n'hésite pas à recadrer, voire réaiguiller le patient.

Attention un médecin traitant ne remplacera jamais un spécialiste et donc un neurologue. Il doit prendre le relais et à aucun moment modifier unilatéralement ses prescriptions. De l'importance donc de demander les rapports médicaux et de surveiller les ordonnances de chacun pour s'assurer qu'elles aillent dans le même sens.