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26/10/2010

Les jeux en ligne

Avoir un blog peut réserver des surprises : bonnes ou mauvaises. J'ai reçu un mail d'un certain Alex plutôt étonnant! Ledit Alex est en campagne pour les jeux en ligne et à ce titre me propose un échange de liens "de qualité". Alex, grand seigneur, ajoute que c'est "gratuit". Mais son âme commerciale reprend un peu vite le dessus en me précisant que c'est un "projet gagnant-gagnant". Ah, ça veut donc dire que lui aussi doit y trouver un intérêt alors qu'il me présente le truc comme si moi seule avais quelque chose à en retirer. En effet, mon cher Alex me propose officiellement d'être mieux référencée sur la blogosphère. Mais officieusement, ne recherche-t-il pas la même chose pour son site via mon blog? Eh oui, imaginons, une personne souffrant d'une addiction au jeu peut venir sur mon site... et comme elle est addictive, que se passe-t-il si elle voit un lien vers un site de jeu? ... ben elle va aller jouer!

Eh bien, mon cher Alex, j'ai envie de te répondre que tu n'as pas bien dû lire mon blog. Si mon cheval de bataille c'est de combattre l'addiction au jeu, certes dans un contexte précis, celle développée dans le cadre d'un traitement de la maladie de Parkinson, le jour où je commence à faire des liens en faveur des jeux en ligne ce n'est pas demain la veille. J'ai même envie d'ajouter, un brin ironique, que ta proposition aussi alléchante soit-elle (!), il ne manquerait plus qu'elle soit payante !

Alors à ce stade de lecture, tu as dû comprendre que j'étais contre cet échange de lien... En revanche, si ta réelle préoccupation est de prévenir l'addiction au jeu, alors Alex je t'autorise à faire un lien de mon blog sur ton site. J'ai une bonne nouvelle pour toi, c'est gratuit, et c'est un projet gagnant-gagnant, tous les deux on aura un objectif commun: aider les personnes... à combattre l'addiction au jeu!

Si t'es d'accord (mais bon là, je ne sais pas pourquoi, mais je ne me fais pas trop d'illusions), j'aurais conscience du réel intérêt de ta missive électronique !

 



12:01 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : addiction au jeu

22/10/2010

Colloque sur les effets indésirables dans le cadre de la Maladie de Parkinson (Barcelone)

Du 9 au 12 décembre 2010, il y a un colloque international sur les dysfonctions mentales et pour simplifier les effets indésirables connus dans le cadre de la maladie de Parkinson.

Les médecins vont notamment s'intéresser le samedi 11 décembre 2011 au syndrome de dysrégulation dopaminergique.

Pour plus de renseignements, c'est ici.

20/09/2010

Le syndrome de dysrégulation dopaminergique: le point de vue pharmacologique

Un étudiant Louis Boissière en master 1 Biologie Santé à l'université de Nantes a rédigé en août 2009 un "mémoire" intitulé " Le syndrome de dysrégulation dopaminergique dans la maladie de Parkinson : quelles solutions thérapeutiques? ". Même si les solutions sont quelque peu ambivalentes, je trouve que ce "mémoire" explique bien ledit syndrome. Je vous conseille donc de le lire si le sujet vous intéresse.

Voici le lien!

 

 

07/09/2010

La mise sous tutelle: la fausse bonne idée?!

La phrase que vous allez le plus entendre ou que vous avez déjà entendu peut-être c'est: "Demander la mise sous tutelle".

Bon là, je vais être volontairement désagréable, mais ça se voit que les personnes qui vous prononcent cette phrase comme une évidence, n'ont

1) jamais fait de demande de mise sous tutelle, 

et

2) je dirai même pire, ignorent les systèmes de protection en France.

La mise sous tutelle que l'on va vous présenter comme LA panacée n'est-elle pas une FIB?

D'abord, je trouve scandaleux que la famille soit dans l'obligation de la demander dans l'hypothèse d'une addiction développée dans le cadre d'un traitement médical. Pourquoi? Parce qu'elle n'est pas responsable de ce fait. Autrement dit, comment tout le monde se déresponsabilise en demandant à la famille d'agir!

Ensuite, si vous êtes tenté par cette option, il faut savoir qu'il y a des conditions et non des moindres. Remplir l'ensemble des conditions n'est pas aisé, notamment la volonté du patient de bien vouloir de rendre chez un médecin assermenté. Pour vous en convaincre, la demande de mise sous tutelle de Liliane Bettencourt le démontre. Aussi si le patient refuse de s'y rendre, la procédure peut prendre une année... Autant vous dire que le patient a le temps de dilapider son argent. Là toute personne un brin perspicace, doit se dire qu'on ne laisserait pas un patient pendant un an avec un tel traitement, ce qui est vrai. Mais ce que je souhaite démontrer, c'est que au moment où la famille a constaté l'addiction, cette demande de mise sous tutelle ne sera d'aucun secours, et ce même si les banques sont réticentes à bloquer les comptes sans cette soi-disant mesure ! En fait, certaines banques tendent à profiter de la situation! Mais ça c'est le prochain billet!

 

Alors il y a bien la sauvegarde de justice.

Le principe: c'est le même que la mise sous tutelle donc elle semble inefficace lors du syndrome si le patient refuse d'aller voir un médecin assermenté.

L'exception: la voie dite "rapide" qui s'appelle la sauvegarde de justice sur déclaration médicale au procureur de la république. Autrement dit, le médecin veut bien faire une déclaration sur le patient pour permettre de sauvegarder le patrimoine. Si le médecin admet immédiatement que le médicament en cause est à l'origine de l'addiction, il faut cependant également un avis d'un psychiatre assermenté (sauf si le patient est hospitalisé dans un établissement). Une fois encore, le patient peut s'y opposer.

Attention, sous sauvegarde de justice, la personne conserve le droit d'accomplir tous les actes de la vie civile, sauf ceux confiés au mandataire spécial. 

le bémol est donc que le patient peut certainement encore dilapider une partie de son argent!

Cependant, il sera aisé de demander a posteriori l'annulation des contrats financiers ou bancaires qui seraient disproportionnés.

C'est peut-être là UNE solution potentielle pour accompagner les familles mais cela suppose une concertation entre les autorités administratives, médicales et bancaires ! C'est surtout un moyen  pour la famille de faire pression sur le neurologue en lui indiquant qu'ainsi il n'engage pas sa responsabilité, le patrimoine étant ainsi préservé!!!

 

31/08/2010

Présentation

Ce blog a pour but d'aider l'entourage d'un patient atteint de la maladie de Parkinson qui a développé une addiction au jeu avec un traitement composé d'agonistes dopaminergiques et/ou Levodopa. Ce blog peut également aider les personnes qui développent d'autres troubles comportementaux dits impulsifs (achats compulsifs, hypersexualité, paraphilie...), troubles qui peuvent se cumuler.

Que se passe-t-il chez le patient?

Les agonistes dopaminergiques stimulent les récepteurs dopaminergiques. Le principal agoniste est la dopamine, qui fait défaut chez le parkinsonien. Les agonistes dopaminergiques ne sont pas de la dopamine, mais ils se lient aux neurones du cerveau comme s'ils étaient de la dopamine. Leur action sur les neurones cérébraux est plus longue que celle de la levodopa et permet donc de diminuer le risque de survenue de certains effets secondaires tels que les dyskinésies (mouvements anormaux involontaires). Cependant, en cas de surdosage, des effets indésirables apparaissent tels que les troubles comportementaux impulsifs.

Il faut distinguer l'addiction du syndrome de dysrégulation dopaminergique. Dans ce second cas, l'addiction est difficilement gérable par la famille.

Je vis actuellement cette situation et je souhaite aider les personnes qui hélas y seront confrontées comme moi et ma famille (mon père a commencé par gratter épisodiquement et puis a connu le syndrome avec la prise d'un traitement plus lourd). Officuellement, cela représente environ 4% des patients (O’Sullivan, Evans AH, Lees AJ. Dopamine dysregulation syndrome: an overview of its epidemiology, mechanisms and management. CNS Drugs. 2009 ; 23(2) :157-70). Officieusement, je dirai que c'est près de 15%

Le but n'est en aucun cas d'accabler le patient. Ce dernier n'y est pour rien!

Le but n'est pas non plus de demander le retrait des médicaments en cause car ils sont très efficaces sur plus de 3/4 des patients.

Le but c'est d'aider le patient et sa famille dans la reconnaissance et la prise en charge de ce syndrome.

Si vous n'avez pas beaucoup d'aide de la part des professionnels (neurologues, banques), qui souvent se renvoient la balle, je vais essayer de vous donner des pistes pour éviter que le patient dépense tout son argent.

Aussi étrange que cela puisse paraître, alerter les autorités compétentes ne permet pas de lutter rapidement contre cette addiction. Ce blog tend donc à mettre en lumière cette contradiction du système français.

 

Vous trouverez notamment des réflexions sur

- le rôle du neurologue

- le rôle du médecin traitant

- l'addiction aux jeux et le syndrome de dysrégulation dopaminergique

- les relations avec les établissements bancaires

- les mesures juridiques de protection

 

Bonne lecture!

 

Et si vous avez des pistes de réflexions à défaut de solutions, n'hésitez pas à les partager!

parkinsonetaddiction@hotmail.fr